Ce lundi 26 novembre, face à la presse à la maison commune des journalistes sise à Coléah, le président du Bloc libéral, Faya Millimono s’est exprimé sur la crise qui secoue le système éducatif guinéen et la militarisation de l’axe Hamdallaye-Kagbélén. Pour protester contre ces crises à répétition dans le pays, Faya Millimono décide d’entamer une grève de la faim.

L’opposant au pouvoir d’Alpha Condé  reproche au gouvernement de refuser de négocier avec le syndicat des enseignants qui réclame un salaire de base de 8 millions de francs guinéens.

« Le gouvernement avait le devoir de se mettre autour d’une table avec le syndicat pour discuter et s’entendre afin de permettre à nos enfants de reprendre le chemin de l’école », a indiqué Dr. Faya Millimono, lui-même enseignant de profession.

Il invite le gouvernement à faire un ‘’examen de conscience » parce que c’est l’avenir de la Guinée qui est en jeu. « Il faut qu’il se mette autour de la table avec les syndicats pour que nos enfants reprennent le chemin de l’école.Si les deux parties ne trouvent pas un accord de sortie de crise dans les meilleurs délais, il annonce que son parti, le Bloc Libéral, posera une action concrète pour se faire entendre », a déclaré leader du BL..

Selon Millimono : « Puisque nous avons un gouvernement qui fait la sourde oreille, nous avons décidé d’entamer une grève de la faim pour l’obliger à s’engager dans une négociation de bonne foi pour permettre à l’école guinéenne de se rouvrir ».

Par ailleurs, son parti se dit convaincu que la décision du gouvernement de militariser certains axes routiers de la route est anti constitutionnelle. Il y a des militaires dans certains quartiers qui obligent les populations à aller au lit à 20h. « C’est une autre dérive contre laquelle, nous ferons cette grève de la faim », a précisé le leader du BL.

Léon KOLIE pour GCO

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