Au cours de l’atelier de lancement de la révision du code de l’environnement de la Guinée tenue, mardi dernier dans un hôtel de la place que le ministre, le ministre d’État  chargé de l’environnement des eaux et forêts, M. Oyé  Guilavogui  a remercié tous les participants aux travaux d’élaboration de la nouvelle législation régissant l’environnement en République de Guinée

« Je voudrais aussi saisir cette occasion pour remercier vivement le programme des Nations Unies pour le Développement ( PNUD ) qui s’est engagé à nous appuyer pour revoir le code de l’environnement avec la participation de tous les secteurs de développement économique et social », a indiqué le ministre d’État  chargé de l’environnement des eaux et forêts, Oyé  Guilavogui .

Selon lui,  c’est en Mai 1987 que la république de Guinée s’est dotée d’un code de l’environnement par Ordonnance 045/PRG/SGG du 28 mai 1987. Depuis cette date l’environnement est à la base du développement durable de notre pays.

Poursuivant, le ministre Oyé  Guilavogui a également laissé entendre que la Guinée affiche certes des résultats très encourageants sur le plan environnemental ces résultats, auxquels nous travaillons tous, doivent être inclusifs et durables, si l’on souhaite atteindre les objectifs du Millénaire pour le Département durable, et lutter contre la pauvreté.

«Le rôle joué par les partenaires techniques et financiers en général et le PNUD en particulier et leurs contributions aux efforts de préservation, de protection, de conservation et de gestion de l’environnement en Guinée ne sont plus à jamais offusqué à apporter les appuis nécessaires à nos structures pour la mobilisation des ressources , le financement sur fonds propres des études techniques , la réalisation de certaines missions de cadres il assure aussi la mission d’agence d’exécution à la mise en œuvre des projets et programmes », a déclaré le ministre, Oyé Guilavogui.

Il a ensuite dit qu’au-cours de ces trois dernières décennies, le cadre législatif guinéen fut très prolifique dans le domaine de l ‘environnement et des forêts. Après de longues années d’application, on constate aujourd’hui que beaucoup de ces textes sont incomplets et présent d’importantes lacunes. « Singulièrement, le code de l’environnement guinéen dans sa version actuelle paraît désuet par rapport aux évolutions du droit international de l’environnement et des principes fondamentaux sur ‘l’environnement », a-t-il signalé .

« Il est important aussi de rappeler que d’autres organes étatiques ont produits des textes juridiques sur la gestion des activités qui sont les leurs. Il s’agit entre autres des secteurs de l’agriculture, l’élevage, de la pêche, du Tourisme, des Travaux Publics, de l’énergie, des Mines, des Hydrocarbures, de l’aménagement du Territoire, de l’Assainissement, de la Santé, du milieu marin et côtier. Au regard des impacts cumulatifs de ces activités sur l’environnement et les activités Socio- économiques de cette situation juridique et institutionnelle, vous conviendrez avec moi que le besoin s’impose pour établir une cohérence entre l’ensemble de ces textes sectoriels », a précisé le ministre d’État  chargé de l’environnement des eaux et forêts, Oyé  Guilavogui.

Il a aussi souligné qu’à la suite de nombreuses consultations sur la question, il nous a été conseillé de tendre cette fois, vers la mise en place d’une Loi-Cadre sur l’environnement au lieu de s’en tenir à une simple actualisation, pour permettre au pays de se doter et intégrée l’ensemble des problèmes environnementaux , les accords multilatéraux sur l’environnement et de gestion des ressources naturelles souscrits par le pays, au cours des Sommets et Conférences des parties, tout en corrigeant les imperfections, « les conflits d’attributions et les problèmes de coordination des structures environnementales », a-t-il lancé..

A noter qu’en réalité, en dépit de la situation qui prévaut sur l’état de l’environnement, les dispositions du Code de l’environnement du 28 mai 1987 ne permettent plus d’assurer une gestion durable de l’environnement. Pour preuve, des insuffisances ont été révélées très tôt dans ce Code. Le cas le plus frappant a été le scandale des déchets importés et déversés en 1988 dans l’île de Kassa, à proximité de Conakry. Les pouvoirs publics avaient été confrontés à un vide juridique pour faire face à ce problème, un an seulement après l’adoption du Code. D’autres infractions très récentes comme le commerce illicite des espèces sauvages protégées dans le cadre de la mise en œuvre de la convention.

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