Au cours  de  la présentation du projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2018, le ministre du Budget  Ismaël DIOUBATE, entouré des hauts cadres son département à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, a indiqué dans un discours qu’il voudrait tout d’abord saisir cette occasion pour marquer toute son appréciation pour le soutien de l’Assemblée dans la mise en œuvre des objectifs de politique économique et financière du Gouvernement, à travers l’examen et l’approbation des projets de textes de lois à incidence financière.

 « En effet, l’article 50 de la loi organique relative aux lois de finances précise qu’en cours d’exercice, un projet de loi de finances rectificative doit être déposé par le Gouvernement dans les conditions suivantes : les grandes lignes de l’équilibre budgétaire ou financier défini par la loi de finances de l’année se trouvent bouleversées notamment par l’intervention d’avances ou de décrets et d’arrêtés d’annulation de crédits ; les recettes constatées s’écartent sensiblement des prévisions de la loi de finances de l’année   il y a intervention de mesures législatives ou règlementaires affectant de manière substantielle l’exécution du budget », a souligné le ministre du Budget Ismaël DIOUBATE.

Selon lui, en conséquence, des écarts ont été constatés entre les hypothèses macroéconomiques qui ont servi de base à l’évaluation des recettes et aux prévisions des dépenses de la loi de Finances initiale et les estimations de la situation économique et financière à la fin du premier semestre. « Ce qui conduit le Gouvernement à s’ajuster tout en maintenant son objectif d’assurer la stabilité macroéconomique », a-t-il dit.

« Ainsi, les projections budgétaires révisées pour 2018, tant au niveau des recettes, des dépenses que du financement sont bâties sur une hypothèse de croissance de 5,8% telle qu’initialement prévue, le maintien du taux d’inflation en fin de période à 8%, le maintien des réserves de la BCRG à un niveau adéquat de trois mois d’importations et un taux de pression fiscale de 13,36% contre 15,77% en loi de finances initiale. Le solde global est projeté à -2,33% du PIB contre -2,15% initialement prévu », a précise le ministre du Budget ..

Poursuivant, il a ensuite signalé que cette baisse des recettes projetées à fin 2018 concerne les recettes fiscales pour 9,29%, soit 1,37% du PIB et les dons, legs et fonds de concours pour 42,8% représentant 0,9% du PIB. Pour les recettes fiscales, la moins-value porte sur les impôts sur les salaires et la main d’œuvre (-52,8%), les impôts sur le patrimoine    (-54,6%), les impôts sur les biens et services (-10,9%) et les impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales (-15%).

« Le budget étant l’expression chiffrée d’une politique, celle que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour assurer ou poursuivre le développement économique et social du pays, le projet de loi de finances rectificative pour 2018 qui vous est soumis répond aux objectifs Gouvernement de maintenir la stabilité macroéconomique et de respecter ses engagements dans le cadre du programme économique et financier soutenu par les partenaires techniques et financiers » a expliqué le ministre du Budget.

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