Dans un courriel d’information, l’ancien Premier Ministre a indiqué avoir été empêché de rejoindre les FAMA. Décision qualifiée d’injustifiable qu’il condamne, étant donné que c’est une tradition où il organise une sortie auprès des hommes du front pour les festivités de fin d’année.
 
Tout porte sur une réception fraternelle et citoyenne que Moussa Mara comptait organiser, le 31 décembre 2018, avec le détachement des forces armées maliennes. Il s’agit bien de celui situé à la sortie de la ville de Kemacina, dans le centre du Mali. Célébration qui a été empêchée par l’Etat-major général et le cabinet du Ministre de la défense. Ces mêmes entités qui avaient bâclé son voyage censé restaurer l’autorité de l’Etat à Kidal.
Il faut noter qu’au moment des festivités marquant la fin de chaque année civile, le président du parti YELEMA effectue une sortie au plus près des troupes maliennes sur le terrain pour vivre le passage vers l’année nouvelle avec eux. C’était le cas en 2017 à Gao et l’année dernière à Sevaré ( région de Mopti). Pourtant, le courriel de l’ancien ministre de la ville précise que ces sorties militarisées ont fait des émules au niveau de l’Etat depuis l’année écoulée. A cet effet plusieurs responsables se sont rendus à Tombouctou et cette fois ci à Sevaré. Le Ministre de la défense lui-même s’est rendu cette année à Nara.
Le mythique maire de la commune 4 de Bamako qu’il fut, tire ses conclusions en ces termes : « Il est incompréhensible que ce que des responsables publics réalisent sur le financement du budget national, puisse être interdit à une personnalité qui utilise ses propres moyens pour voyager et organiser une réception destinée à agrémenter quelque peu les moments de jeunes gens qui se sacrifient pour le pays. L’armée doit être une cause nationale et toutes les initiatives permettant de renforcer le sentiment d’être soutenus chez nos militaires et de les rapprocher du peuple et de ses dirigeants doit être encouragée, sans considération partisane ni d’aucune autre sorte. »
Le leader en chef de YELEMA déplore que ce « sabotage » des autorités militaires basées à Bamako. Mieux , sa mise à minorité pour la fête du 31 prend le contre-pied des discours de rassemblement et d’unité prononcés par les autorités Gouvernementales. Raison pour laquelle il invite par conséquent les décideurs maliens à « se ressaisir afin d’éviter des situations de ce type à l’avenir » .
Et de suggérer qu’ils adoptent un état d’esprit inverse allant dans le sens d’un rapprochement des FAMA auprès des maliens. Cette sortie risque de faire grand bruit dans la sphère politique malienne.   
Idrissa KEITA pour GCO
Correspondant particulier de GCO au Mali   
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