Alassane Ouattara est le « maître » d’Alpha Condé en économie, Alpha Condé est son « maître » en politique, mais il n’y a que des mauvais enseignements dans ce cercle vicieux : le maître de son maître en politique, Blaise Compaoré, est en exil chez lui, en Côte d’Ivoire.

La situation politique en Guinée, chez son maître, est loin d’être enviable depuis des lustres, loin s’en faut. Elle est dans la déréliction totale, abandonnée à elle-même par Dieu et par les hommes. Son économie est plus que jamais en arrêt. Elle puise actuellement dans la manne des hypothèques minières pour nager et pour entretenir cette période plus que délétère. Les chants maléfiques des sirènes endorment si profondément que cela ?

Une situation qui ferait frémir tout économiste, et ADO l’est dans l’âme ; il aurait des appréhensions folles et en mourrait d’inquiétude si cela lui arrivait avec sa chère Côte d’Ivoire, qui a déjà vu neiger en 2011. Mais encore, s’il faut sacrifier l’oeuvre de toute une vie pour un laps de temps aussi incertain, qui n’en vaut même pas la chandelle, il n’en veut pas, il ne veut plus de ce compagnonnage politique.

Les tribulations de son maître et éclaireur lui sont insupportables, parce que la Guinée était sur le point de glisser dans l’abîme, quand un deus ex machina, a fait freiner Alpha Condé des quatre fers au moment ultime de l’instant fatidique. Bien malin qui dirait ce qui allait se passer si ces élections avaient eu lieu ce 1er mars 2020, le jour de la création de la monnaie guinéenne avec l’armée guinéenne qui allait tirer sur les Guinéens qui allaient saccager les urnes pour empêcher les élections mal vues de partout…

Personne n’a jamais vu cela avant et après le national socialisme, et au XXI ème siècle, où les mentalités ne sont lus que celles du XVIII ème siècle !

Dire que l’ex président de la FEANF, qui a été élu et porté en triomphe à ce poste par procuration de la gloire du NON de 1958, qui a été élu deux fois président de la république par des Guinéens, retors à l’arbitraire et respectueux des conventions collectives… qu’Alpha Condé ait oublié tout cela, c’est vraiment étonnant et dommage.

En plus, ajourner ces élections tout en excluant ceux pour lesquels la CEDEAO et l’UA (et qui d’autre?) ont intercédé en tapant fort sur la table, est une autre fuite plus folle en avant.

Pour sortir de cette crise : fichier consensuel, élection sans exclusive. 

En tout cas, des Guinéens qui sont contre ce projet de troisième mandat, pourtant pas encore avoué et pas démenti, non plus, ne désarment pas, ils écument toujours les rues pour le mal du pays et pour le malheur de la nation. Si Alpha n’a pas l’intention de briguer un troisième mandat, et que par orgueil, il refuse de se prononcer sous la contrainte, cet orgueil risque de le perdre, puisque c’est jouer avec le feu, que de vouloir mener tout le monde en bateau par le bout du nez.

Alassane Ouattara, qui a un bilan économique plus flatteur, a pris conscience de la situation ô combien désastreuse et dévastatrice pour l’image de marque de son maitre. Il vient de jeter l’éponge loin de lui, sans équivoque.

Qu’a-t-il à dire à Alpha Condé pour le réveiller et le sortir de cet embrouillamini sans nom ?

Moïse SIDIBE pour GCO 

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