Ce lundi 24 février marque l’an 26 de la disparition de l’Honorable Kabinet Kouyaté journaliste sportif. Un frère et confrère que j’ai côtoyé à plusieurs reprises. A quelques semaines de son décès, le destin l’a mis sur mon chemin. Je décris ci-après les circonstances de cette rencontre inédite.
Le hasard voulu qu’au mois de décembre 1993, dans un café de la place, l’occasion me fut donnée de longuement discuter  avec le défunt. Je le revois encore  vêtu d’un superbe boubou blanc assis seul à une table. Nous étions un vendredi. Après une absence de quatorze ans, le Syli national renouait avec les phases finales de la CAN. Depuis notre participation en 1980 au Nigeria, nous nous étions enfin qualifiés pour l’édition de 1994 en Tunisie.
Au cours de cet entretien ‘’l’ Honorable’’ me donna son point de vue sur les chances de notre pays, avec un large tour d’horizon sur les problèmes du sport Guinéen. Sans le savoir, j’allais être le  témoin de ses toutes  dernières réflexions. Ce jour-là, Kabinet me rassura fermement qu’il serait en Tunisie avec la RTG ou pas. C’était le moindre de ses soucis. Il était beaucoup plus préoccupé par la préparation du Syli national. Il avait à cœur une participation de qualité de notre pays.
On connaît la suite des événements. Nous avons été éliminés au premier tour, battus par le Ghana et le Sénégal. Et le destin fut fatal,  puisque Kabinet n’ira finalement pas en Tunisie.
Je retiens de l’homme un bourreau du travail et un journaliste modèle. A un moment donné (la date précise m’échappe), Kabinet Kouyaté fut l’objet d’une sanction administrative. On lui intima de présenter le journal de 6 heures du matin. Sans rechigner, il se mit à la tâche, et le temps que prit la sanction, il vint à l’antenne. Ce fut donc un homme de devoir. Une image forte qu’il est difficile  d’oublier.
Thierno Saidou DIAKITE  »Tino » pour GCO
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