Le Secrétaire Général du parti Révolutionnaire Populaire Africain de Guinée (PRPAG) M. Ismaël Condé, a animé un point de presse ce jeudi, 20 juin 2019 à la Maison de la presse, placé sous le thème: ‘’Notre classe politique se soucie-t-elle du jugement de l’histoire ?’’.

D’entrée de jeu, M. Ismaël a fait savoir, que leur position sur cette importante question est différente de celle de presque tous les autres partis politiques. « A notre sens, presque tous ces partis ramènent la question, ou la conquête, à la conservation du pouvoir à travers, précisément, le nombre de mandats pour l’exercice de la fonction de président de la République ».

Pour lui au PRPAG, on pense que la révision constitutionnelle opportune, ou celle qu’il faut aujourd’hui doit plutôt porter sur l’adaptation conséquente du système politique qui nous a été imposée comme système démocratique par la France au 16ème sommet de la conférence franco-africaine tenu en 1990 en France.

« On sait que ce système est la démocratie à l’occidentale ou à la française. Il est appelé aussi multipartisme. En son temps, des voix de grandes personnalités intellectuelles et politiques de la France, elle-même, s’étaient élevées pour dire de ce diktat, qu’il était dangereux pour les pays africains », rappelle-t-il.

Plus loin, le conférencier a ajouté que face à ces fléaux qui frappent toutes les ethnies, toutes les régions naturelles sans discrimination, les Guinéens patriotes ne sont-ils pas hantés par la question de savoir comment éviter le déluge.

« Pour développer notre réponse à cette question nous commençons par saluer la lucidité, le réalisme et surtout le courage du président de la République pour avoir déclaré à ses pairs lors d’une réunion de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de mars tenu à Abidjan ‘’il faut couper le cordon ombilical avec la France’’. Sans être dans quelque lien avec son parti, le PRPAG pense que cette déclaration du président de la République est la vérité même ».

Selon notre interlocuteur, la révision constitutionnelle doit donner naissance à une vie politique nationale animée  par l’opposition des projets de société ou l’opposition des idéologies.

« La nouvelle Constitution, ne doit favoriser dans aucune de ses interprétations, l’opposition entre ethnies. Elle doit ainsi sonner la mort des partis ethniques pour, du coup, situer le combat politique sur le seul terrain qui vaille : celui de la contradiction entre régime à l’option socialiste ou révolutionnaire et le régime à l’option capitaliste ou néolibérale », insiste-t-il.

Pour finir, M. Condé a mentionné que leur parti estime que ces propositions font clairement comprendre que: ‘’il faut couper le cordon ombilical avec la France’’ et en fin de compte, l’appel aux Africains singulièrement aux Guinéens de se libérer radicalement du fameux complexe d’infériorité devant l’occident!

 

Momo SOUMAH pour JMI  

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