Au lendemain des affrontements entre syndicalistes et loubards au Palais du Peuple, durant la célébration de la fête du 1er mai, c’est encore l’imbroglio total pour l’opinion publique. L’on a toujours du mal à situer les responsabilités, chaque syndicat accusant l’autre ou le gouvernement, et le gouvernement récusant tout, affirmant tout haut, sa neutralité. Quelle histoire !!
Rappelons que c’est pendant la célébration du 1er mai au Palais du peuple, qu’ un groupe de personnes a tenté de saboter cette fête des travailleurs du monde. A l’issue de ces affrontements entre les membres de la sécurité et certains individus insurgés contre cet événement, que nous tentons de comprendre ce qui s’est vraiment passé.
Selon Maurice Dopavogui 1er Secrétaire Général Adjoint de l’Union Syndical des Travailleurs de Guinée (USTG), ayant comme secrétaire général, le camarade Abdoulaye Camara :« J’étais en train de monter les escaliers pour dire aux enfants de se calmer. Abdoulaye Sow était arrêté, je n’ai pas prêté attention à lui. Quelqu’un m’a dit c’est Sow qui est arrêté. Entre temps, il est venu tout doucement par derrière, il m’a tapé sur la tête, il a pris mon bonnet et il m’a griffé à l’oreille gauche et vous voyez que je saigne ».

Tout désolé et surtout en colère, il confie cependant: « Je sais ce que je vais faire. Je ne vous le dirai pas, c’est bon. Je m’en remets à Dieu, Dieu est plus Grand ».

Dans l’autre camp, c’est un autre son de cloche, Abdoulaye Sow et Aboubacar Soumah qui ont porté plainte expliquent qu’à leur arrivée au Palais du peuple, ils ont reçu de violents jets de cailloux, mais aussi « de gourdins et d’armes blanches pour les empêcher d’accéder à l’esplanade du Palais du peuple où, la fête devait se tenir. Dans la foulée, Monsieur Tamba Abel Bourouno a administré des coups sur la tête de Monsieur Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG avant de le menacer publiquement de mort »

Amadou Diallo de la CNTG, plus analytique, retient « la crise politique née des élections communales et communautaires». Il note avec regret que: «Tous ces cas et tant d’autres sont le reflet d’une absence de structures de dialogue social ; tel le conseil national du dialogue social (CNDS). » Ce qui revient à dire qu’au niveau national, le gouvernement n’a pas encore pris toute la mesure de la situation. Ce qu’il dénonce ainsi.

Malgré ces incidents, la cérémonie de défilé des différents travailleurs des services privés comme publics, s’est déroulé dans un calme précaire.

En attendant de voir clair dans cette affaire…

 

Momo SOUMAH pour GCO

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