Dans une déclaration, l’ex bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Mohamed Traoré a indiqué que  dans les conditions normales, il n’est pas très utile que d’anciens membres du Conseil National de Transition (CNT), Parlement de Transition, prennent la parole pour défendre la Constitution du 7 mai 2010. Car, dit-il : « celle-ci, une fois qu’elle a été adoptée, promulguée et publiée au Journal Officiel de la République de Guinée, est devenue la propriété de tous les Guinéens ».

Selon lui,, il leur appartient de se l’approprier, de la défendre ou non, de lui apporter les modifications ou amendements nécessaires en fonction des intérêts légitimes de la Nation.

« Mais lorsque certains Guinéens, et pas des moindres, pour des raisons qui leur sont propres, qualifient le CNT de regroupement de « copains et coquins » et que d’autres affirment que tous les membres de cette institutions doivent aller en prison; pire encore, lorsque d’anciens membres de cette institution qui sont aux affaires aujourd’hui se permettent d’invoquer la non prise en compte, par exemple, de l’idéal du panafricanisme par la Constitution actuelle pour soutenir l’idée d’un changement de Constitution », a dit l’avocat dans la déclaration.

Il a ensuite précisé dans cette même déclaration qu’il est parfaitement compréhensible que des voix issues du CNT s’élèvent pour rétablir un certain nombre de faits, afin de barrer le chemin à la manipulation et à l’intoxication.

Avant d’ajouter que « bien entendu, ceux qui ont pris initiative de s’exprimer dans les médias ne peuvent aucunement échapper aux critiques, souvent acerbes mais pas toujours fondées. Mais il faut admettre que celle-ci s’impose dans les circonstances actuelles».

Le juriste a également laissé entendre qu’ « au-delà de ce que certains pourraient considérer comme la simple défense du fruit du labeur des membres du CNT, il s’agit surtout de la défense des acquis démocratiques du pays » .

 

Léon KOLIE pour JMI

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