Divergences des vues, enchères, prévalence des égos…tout un mélange de comportement ne rimant pas avec le développement de la collectivité ayant fait siège dans l’être des conseillers locaux de la Commune de Mossendjo, qui n’ont pu doter l’Assemblée locale de son budget 2019, au terme d’une session budgétaire extraordinaire, ce 18 mars 2019. 

Les discussions menées huit jours durant n’ont produit aucun fruit. Puisque le budget de l’Assemblée locale de Mossendjo n’a pas pu être voté, faute de consensus, à l’issue des travaux de la session budgétaire extraordinaire du conseil municipal de Mossendjo.

Une attitude que le président de cette institution au niveau locale, Erick Blaise Ngouloubi Sayi, a qualifiée d’irresponsable. Ce qui à la limite dénote d’un manque de respect du souverain primaire, précisément les populations de cette circonscription administrative du Congo. « Ayant été élevé à la dignité d’honneur par la population de Mossendjo, je pensais que notre première mission serait celle de doter notre commune de ses instruments de pilotage, notamment le budget, mais hélas ! » S’est exclamé Erick Blaise Ngouloubi Sayi, son président tout en ajoutant « Nous n’avons pas pu, au sortir de cette session, voter le budget de la commune. » Avant d’exprimer son indignation et son amertume : « Ce qui renvoie aux yeux du monde l’image d’un conseil irresponsable. »

Amertume et indignation, pour la bonne raison que les égos et les émotions ont pris le dessus sur l’intérêt de la collectivité,  a fait observer Erick Blaise Ngouloubi Sayi, le président du bureau exécutif de ce conseil. Ce qui n’offre aucun avantage à la collectivité. D’où, chaque élu local, tirant les leçons de l’échec de cette session budgétaire extraordinaire, devrait transcender les vertus du patriotisme et de tolérance. En ce sens que le développement local de Mossendjo devrait se faire sur la base d’un tableau de bord, qu’est le budget.

A l’évidence, le président du conseil municipal de Mossendjo s’est félicité de l’évolution positive du processus de décentralisation dans le pays. Aussi, a-t-il exprimé toute sa reconnaissance à l’endroit du président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, qui fait de la décentralisation un levier important du développement du Congo.

 

 

Miatoloka Boryce AGAPYTH pour GCO

Correspondant particulier de GCO au Congo

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